Mon 1er marathon

La préparation, sur 4 mois, n’a pas été de tout repos : entraînements, météo hivernale, vie de famille, petits bobos… Il a fallu s’adapter, réduire parfois, consulter, douter aussi. Mais entourée et motivée, j’ai tenu bon, et eux aussi.

Quelques recherches sur les réseaux sociaux m’ont aussi aidée à mieux comprendre comment m’alimenter : combien de gels, quelle boisson (iso, électro…), des termes encore inconnus il n’y a pas si longtemps, moi qui courais avec le strict minimum.

Je passe également une partie de ma préparation à écouter RMC Running chaque semaine. Cela me permet de me sentir moins seule dans cette épreuve exigeante : débutants comme confirmés y partagent leur préparation du marathon de Paris et leurs ressentis au fil des semaines. Le semi de Paris est venu confirmer les progrès, Je ressors confiante pour la suite.

Puis arrivent les dernières semaines, plus calmes, jusqu’au jour J. Sur la ligne de départ, tout s’accélère. L’émotion monte, les larmes arrivent déjà, pas le temps de réfléchir… et c’est parti.

Les premiers kilomètres passent vite. Je respecte mes allures, je m’hydrate bien, je profite de l’ambiance incroyable, de la musique, du public.

Mais au 16e km, au Bois de Vincennes, tout se complique : une ampoule due à un mauvais laçage m’oblige à m’arrêter à deux reprises. Le doute s’installe. Est-ce que je vais pouvoir aller au bout ? Il faut encaisser, s’adapter, trouver une foulée supportable. Le mental prend le relais. Je pense à tous les entraînements, aux sacrifices, à ceux qui m’attendent plus loin. Abandonner n’est pas une option!

Kilomètre après kilomètre, portée par mes “lièvres de compétition”, Jérôme (surnommé Baptiste ce jour-là) et Charlotte, la spécialiste des marathons, j’avance, je m’accroche, je rigole, je profite à fond du moment grâce à eux dans ce magnifique décor.

Les derniers kilomètres sont intenses, entre fatigue, émotions, les cris du public, de mes proches et ma détermination. Chaque pas compte, j’essaie d’accélérer sur les 3 derniers kilomètres. Et puis, enfin, la ligne d’arrivée.

Je la franchis en larmes, submergée par l’émotion et la fierté. Tous les efforts prennent sens à cet instant. Je suis marathonienne en 3h34’55. J’ai réussi mon pari.